Notre avis et/ou analyse
!! Attention avant lecture !! Qui dit avis dit des risques de spoil.
Benoît
Avis écrit le 08/05/2026
« Un drama classique, mais porté par une belle alchimie et le charme des années 1990. »
Love Generation est un de ces dramas des années 1990 qui suit une ligne scénaristique assez classique, avec des rebondissements assez classiques et un final assez classique. Mais cela ne m'empêche pas de bien apprécier ce type de dramas, bien au contraire. C'est une série à regarder avec parcimonie, autrement on peut facilement se lasser. Elle parle d'une relation amoureuse conflictuelle dans une société japonaise qui attend de ses salarymen qu'ils soient prêts à tout faire pour leur entreprise. Vestige d'une autre époque, cette histoire m'a plu et j'ai pris plaisir à suivre les péripéties des personnages.
L'histoire reste assez classique dans le genre et dans le message partagé. C'est simplement une relation conflictuelle où l'on retrouve cette dynamique : tu me cherches, je te fuis, et vice-versa. Cela se regarde bien, notamment grâce aux nombreux rebondissements. Même si l'on sait très bien comment cela va se terminer, il y a toujours un élément pour remettre de l'huile dans la machine et donner envie de continuer. Parfois, tel un enfant, voyant la chose arriver, je ne voulais pas regarder l'écran, comme lorsque Teppei embrasse Sanae et qu'il est pris sur le fait. On sait que cela va arriver, mais on ne veut pas le voir. C'est une histoire d'amour classique, mais jusqu'à la fin, on peut encore douter qu'ils finissent réellement ensemble. Leur relation reste sur un fil tendu du début à la fin, et cela amène parfois un vrai doute. Ce drama a aussi un petit point qui dénote : du début à la fin, ils se disputent tout le temps, ou presque. Pour un drama romantique, la romance est bien là, mais c'est de l'amour vache. Et cela change !
Mais tout cela a pour but de nous partager un seul et unique message : l'amour véritable ne se construit jamais sans accrocs. On croit parfois à un amour où l'on ne va jamais se prendre la tête, se disputer, douter ou que sais-je encore. Ici, on veut nous démontrer que le vrai amour nécessite des concessions, et que ce n'est pas une longue ligne tranquille où rien d'inhabituel ne se passe jamais. C'est le thème central et, au vu des épisodes, je pense que le message est bien passé. Il y est aussi question, en arrière-plan, de faire un métier que l'on aime, de ne pas faire seulement ce que la société attend de nous, mais réellement ce que l'on veut faire. Et surtout, de ne pas laisser la société nous changer. Ce ne sont pas des thèmes omniprésents, loin de là, mais ils sont tout de même abordés. Même en 1997, cela était déjà d'actualité.
Ce drama nous replonge aussi dans le Japon des années 1990, où l'on pouvait encore fumer n'importe où, et où les femmes employées de bureau avaient souvent peu de responsabilités. Elles étaient parfois surtout là pour servir le thé ou s'occuper de tâches secondaires. Même si certaines choses existent encore aujourd'hui, je suis heureux de constater que la société japonaise a tout de même changé. Voir ces différents décalages, pas seulement ceux que j'évoque ici, entre hier et aujourd'hui, me fait prendre conscience de l'évolution qui a eu lieu, d'un point de vue sociétal, en l'espace de quelques décennies.
Côté réalisation, cela reste assez classique dans la mise en scène, mais cela fonctionne. Kimura Takuya et Matsu Takako sont deux acteurs talentueux que je prends toujours plaisir à retrouver à l'écran. Les voir jeunes, à leurs débuts, permet aussi de mesurer leur évolution et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. J'ai trouvé que le couple fonctionnait bien à l'écran. Il y avait une belle alchimie entre eux.
Au final, Love Generation reste un classique du genre, qui reprend beaucoup de codes de la romance. C'est un drama que je conseille de regarder par petits bouts. J'avais fait une pause de quatre jours et, passé ce délai, j'avais très envie de retrouver nos deux protagonistes. Rien de sensationnel, mais une belle romance des années 1990. L'amour vache prend tout son sens ici. Je ne vous dirai pas de vous jeter dessus pour le regarder, mais si vous êtes fan de Kimura Takuya comme je le suis, alors pourquoi pas.