Le Mont Kanayama (金山 / Kanayama) se situe dans le secteur de Munakata, dans la préfecture de Fukuoka, au Japon. Le mont culmine à environ 317 mètres et fait partie du massif appelé Munakata Yotsuzuka (宗像四塚), aux côtés de Joyama (城山), Kodaishiyama (孔大寺山) et Yugawayama (湯川山).
Le Mont Kanayama est composé de deux sommets : Kanayama Minamidake (金山南岳), le sommet sud, et Kanayama Kitadake (金山北岳), le sommet nord. L'itinéraire depuis JR Kyoikudai-mae Station permet également de passer par Joyama, qui culmine à environ 369 mètres, avant de rejoindre le col d'Ishitoge (石峠), puis les deux sommets de Kanayama.
Cette randonnée ne couvre pas l'intégralité du Munakata Yotsuzuka, composé de Joyama, Kanayama, Kodaishiyama et Yugawayama. Elle en propose une version plus courte, centrée sur Joyama et Kanayama, idéale pour découvrir l'ambiance du massif sans s'engager dans la traversée complète.
Avant de détailler l'itinéraire, il est intéressant de revenir brièvement sur les deux principaux sommets traversés durant cette randonnée. Joyama et Kanayama appartiennent tous deux au massif du Munakata Yotsuzuka, mais chacun possède sa propre histoire, son relief et son ambiance.
城山 / Joyama culmine à 369 mètres. À l'origine, cette montagne était appelée Tsutagatake. Cependant, à l'époque Sengoku, comme le clan Munakata Ujisada fit de ce lieu le château principal de la famille Munakata, les gens commencèrent peu à peu à l'appeler Joyama. La montagne est couverte d'une forêt naturelle composée notamment d'akagashi et de shii. Du début de l'été à l'automne, avec un peu de chance, il est même possible d'y voir l'utsubo-kisugi et le sanadarake, deux espèces considérées comme menacées d'extinction. Le sentier est bien entretenu, ce qui permet également aux familles de profiter de la randonnée en toute tranquillité.
金山 / Kanayama culmine à 317 mètres. Il existe différents parcours et itinéaires permettant de monter jusqu'au mont. Différences qui permettent de découvrir des paysages différents.
Règles pour les randonneurs
À votre arrivée au parking, vous trouverez des toilettes ainsi que quelques tables.

Départ de la randonnée, mai 2026
Dès le début, la montée est assez abrupte et les jambes n'ont pas vraiment le temps de s'y préparer.

Les premières marches de la randonnée, mai 2026
Le chemin est très bien balisé, et des marches sont même très souvent présentes pour nous aider à grimper. De temps en temps, on aperçoit la ville de Munakata en contrebas si l'on regarde sur notre gauche. Les bruits de voiture sont encore un peu présents, mais ce sont davantage ceux de la nature qui prédominent.
Je suis parti à 11 h 45 et je suis arrivé au sommet à 12 h 20. Cependant, après avoir discuté avec d'autres randonneurs japonais, il faut avouer que j'ai une bonne marche et que, étant un randonneur assez confirmé, mon rythme est plutôt rapide. Pour une personne au rythme plus tranquille, il faut plutôt compter environ 45 min pour arriver au sommet, voire 1 h au maximum. La montée est réelle et il ne sera pas rare que vous ayez besoin de faire une pause en cours de route, que ce soit pour boire de l'eau ou tout simplement pour admirer le chemin et le paysage. Votre route sera aussi parsemée de quelques “bonjour” en japonais : konnichiwa.

Quelques photos de la montée, mai 2026
Cette portion est assez fréquentée, du moins elle l'était quand j'y suis allé. Il n'y avait pas non plus foule, qu'on se comprenne, mais il y avait tout de même un peu de passage, ce qui ne sera pas forcément le cas pour les deux autres sommets.


Quelques clichés une fois arrivé au sommet, mai 2026
Mon conseil : durant la montée, d'autres chemins peuvent vous être proposés. Pour rejoindre le sommet de Joyama, veillez à suivre uniquement la direction 城山.
Après être arrivé au sommet de Joyama et avoir pris le temps de faire une pause, il vous suffit de suivre la direction indiquée par le panneau 石峠 / Ishitoge.

Le panneau indiquant la direction d'Ishitoge, mai 2026
Au début de cette portion, le sentier descend pas mal, avant de remonter de temps en temps. On avance un peu comme sur des montagnes russes, avec une alternance de descentes et de montées successives. Concernant l'ambiance, les bruits de la route et des voitures deviennent beaucoup moins présents. On se retrouve davantage au cœur de la nature, dans un calme qui m'a personnellement fait beaucoup de bien.

Quelques photos du sentier en direction d'Ishitoge, mai 2026
Sur la montée jusqu'au premier sommet, j'avais croisé pas mal de monde. C'était le 6 mai, autrement dit en pleine Golden Week. En revanche, en continuant vers le second sommet, je me suis retrouvé seul, ou presque. Il semblerait que peu de personnes s'aventurent dans cette partie de la randonnée. J'ai bien croisé quelques randonneurs japonais et discuté avec un couple, mais l'ambiance n'avait rien de comparable avec la montée jusqu'au mont Joyama.
Vous arriverez ensuite à 石峠 / Ishitoge, comme sur la photo ci-dessous. Il m'a fallu environ 30 minutes depuis le sommet de Joyama pour atteindre ce point. Si vous marchez à un rythme plus tranquille, comptez plutôt 45 minutes.

Arrivée à Ishitoge (石峠), mai 2026
Depuis Ishitoge, il faut continuer tout droit en direction du mont Kanayama. Le balisage n'est pas toujours très clair, et les autres chemins mènent vers des lieux différents. Il faut donc rester attentif et bien suivre la direction 金山山頂(北岳)/ Kanayama Sancho Kitadake.
Après environ 15 minutes de marche, sur une portion qui monte de manière assez abrupte, je suis arrivé à Kanayama Minamidake (金山南岳), le sommet sud du mont Kanayama.

Vue depuis le sommet de Kanayama Minamidake, mai 2026
Depuis Kanayama Minamidake, il faut encore compter environ 15 minutes pour rejoindre Kanayama Kitadake (金山北岳), le sommet nord du mont Kanayama. Le sentier alterne encore montées et descentes. Certaines portions peuvent être glissantes, surtout dans les descentes : j'ai d'ailleurs failli tomber à un moment. Je déconseille donc fortement cette partie après de fortes pluies ou lorsque le sol est humide.
Après cette dernière portion de crête, on arrive enfin au sommet de Kanayama Kitadake, qui marque l'objectif principal de cette randonnée depuis Joyama.

Vue depuis le sommet de Kanayama Kitadake, mai 2026
Au final, en comptant les pauses, car il faut aussi prendre le temps de profiter de la vue et du paysage, il m'a fallu environ 1 h 50 pour rejoindre Kanayama Kitadake depuis le départ. Pour le retour, sans compter les pauses, il m'a fallu environ 1 h 15 pour revenir au point de départ.
Benoît
La première partie de la randonnée, qui correspond à la montée jusqu'au Mont Joyama, n'est pas trop compliquée sur le plan de l'orientation. Le sentier est bien balisé, avec plusieurs marches pour faciliter l'ascension. En revanche, la montée est assez raide dès le départ, ce qui rend cette portion tout de même physique.
La deuxième partie, entre Joyama, Ishitoge, Kanayama Minamidake et Kanayama Kitadake, m'a semblé plus exigeante. Le balisage est moins évident, les bifurcations demandent davantage d'attention et il faut bien suivre les panneaux indiquant 石峠, puis 金山山頂(北岳). Cela reste tout à fait faisable, mais il faut être plus vigilant, surtout si l'on ne connaît pas les sentiers de randonnée japonais.
Je conseille aussi, si vous le pouvez, de parler un peu japonais. Même quelques mots simples peuvent suffire, et je vous assure que cela peut donner lieu à de belles rencontres. Pendant cette randonnée, j'ai discuté quelques minutes avec deux randonneurs japonais locaux, qui m'ont même donné une autre idée de randonnée pour une prochaine fois. Ce genre d'échange fait aussi partie du charme des petites montagnes japonaises.
Si vous en ressentez le besoin, prendre un bâton de marche peut être une bonne idée. Certaines descentes peuvent être glissantes, surtout après la pluie, et quelques portions demandent de bien poser le pied. De bonnes chaussures de randonnée ou, au minimum, de bonnes chaussures de marche sont fortement conseillées.
Concernant l'intérêt de cette randonnée à Munakata, tout dépend surtout de votre situation et de ce que vous recherchez.
Ce n'est donc pas une randonnée que je recommanderais forcément comme incontournable pour un premier voyage au Japon. En revanche, pour découvrir une facette plus locale, plus discrète et moins touristique de la préfecture de Fukuoka, elle a clairement son intérêt. On y retrouve ce que j'apprécie souvent dans les randonnées au Japon : une montagne modeste en altitude, mais physique, forestière, calme, avec ses panneaux en bois, ses petites bifurcations, ses rencontres inattendues et cette impression de s'éloigner progressivement du bruit de la ville.
Le parking du départ dispose de toilettes. Quant aux places, elles sont limitées. Une autre aire de stationnement existe plus bas, environ 400 mètres avant le départ principal.