Les films du studio Ghibli ont chacun quelque chose de particulier. Certains nous plongent dans le folklore japonais, d'autres dans des mondes où la magie, la nature, la guerre ou encore l'acceptation de soi occupent une place importante. Au fil des années, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les films du studio, avec cette sensation de voyager à chaque fois dans un nouvel univers.
Si l'on me demandait aujourd'hui par quels films Ghibli commencer, trois titres me viendraient immédiatement à l'esprit : Le Château ambulant, Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké. Trois films de Miyazaki Hayao, trois univers très différents, mais qui ont tous réussi à m'embarquer à leur manière. Ce choix est forcément personnel, mais ce sont trois œuvres que je considère comme incontournables pour commencer à découvrir le studio.
3 films Ghibli incontournables pour commencer à découvrir le studio.
3 univers différents, entre magie, folklore, nature et guerre.
3 voyages qui montrent toute la richesse de l'univers de Miyazaki Hayao.
Un film poétique et envoûtant dans un monde où se mêlent magie, guerre et amour. Un château mystérieux, une animation magnifique et de nombreux messages qui m'ont beaucoup parlé.
Résumé
Sophie, une jeune chapelière de 18 ans, mène une vie des plus ordinaires. Un jour, alors qu’elle se rend chez sa sœur, elle est importunée par deux soldats au comportement douteux. C’est alors qu’un jeune homme surgit pour lui venir en aide. Mais à peine ont-ils échappé à cette altercation que d’étranges créatures se lancent à leur poursuite. Une seule issue : s’envoler dans les airs.
Le soir même, de retour à la boutique, une cliente bien singulière pousse la porte. Ce n’est pas une cliente comme les autres.. Elle jette un sort à Sophie, la transformant en une vieille femme de 90 ans.
Incapable de se montrer ainsi à ses proches, Sophie décide de quitter la ville. Son errance la mène jusqu’à une immense carcasse de ferraille en mouvement : le château ambulant. Il serait dirigé par nul autre que le mystérieux jeune homme qui l’avait sauvée…
Pourquoi le voir ?
Parce que Le Château ambulant est un film très poétique, aux multiples messages, avec une animation magnifique. J'ai été embarqué durant tout le film et je n'ai souhaité qu'une seule chose : connaître le fin mot de l'histoire. J'aime beaucoup la patte de Miyazaki Hayao. Il a son propre univers, et c'est un univers qui me parle. Envoûtant, ce voyage dans ce mystérieux château a été des plus agréables.
Le film aborde différents sujets qui me parlent beaucoup : la guerre et son absurdité, la beauté, le fait de s'accepter tel que l'on est, mais aussi cette envie de toujours vouloir plus que ce que l'on possède déjà. C'est également une belle histoire d'amour. Même à travers l'animation, il est possible de parler de choses sérieuses tout en passant un très bon moment.
J'ai aussi beaucoup aimé tout ce côté imaginaire avec le château, les décors magnifiques, le fait de passer d'une ville à l'autre et toute cette féerie qui entoure les personnages. C'est un imaginaire riche et intriguant qui ne demande qu'à être exploré davantage. Chaque détail compte, l'animation est magnifique et la bande originale est envoûtante. Une animation aux petits oignons que je ne peux que vous conseiller.
Un voyage fantastique dans un monde peuplé d'esprits et profondément lié au folklore japonais. Un univers magnifique et envoûtant dans lequel j'ai eu l'impression de voyager aux côtés de Chihiro.
Résumé
Ogino Chihiro, alors qu’elle se trouve à l’arrière de la voiture en direction de sa nouvelle maison, a du mal à accepter le fait de devoir quitter son ancienne vie. Citadine, elle va désormais devoir vivre en pleine campagne, où le premier magasin se trouve à plusieurs kilomètres de son nouveau chez-soi.
Alors qu’elle roule avec ses parents, son père se trompe de route et emprunte un chemin de campagne. Ne souhaitant pas faire demi-tour, il décide de continuer. C’est alors qu’ils se retrouvent face à un tunnel. Ne pouvant y entrer avec la voiture, ils décident, malgré les réticences de Chihiro, d’y pénétrer à pied.
Ce passage les mène à ce qui semble être un ancien parc d’attractions abandonné. Là, de la nourriture les attend sur des stands. Les parents de Chihiro, sans se poser de questions, décident de manger. Pendant ce temps, Chihiro part explorer les environs et se retrouve face à un pont menant à un étrange bâtiment : le palais des bains. C’est à ce moment qu’un jeune garçon surgit et lui ordonne de quitter les lieux immédiatement. La nuit tombe… et elle ne doit surtout pas rester ici.
Affolée, Chihiro retourne voir ses parents. Mais horreur : ils se sont transformés en cochons. Où la famille Ogino vient-elle de mettre les pieds ?
Pourquoi le voir ?
Parce que Le Voyage de Chihiro permet de plonger durant plus de deux heures dans un univers fantastique inspiré du folklore japonais. Dépaysant, il permet de s'évader le temps d'un instant et de prendre part à un voyage qui nous emmène au milieu de créatures, d'esprits et d'un monde complètement différent du nôtre.
Lorsque je l'ai revu, mes connaissances sur le folklore japonais étaient encore assez limitées et je n'avais donc pas tous les codes pour comprendre chaque référence. Pourtant, cela ne m'a absolument pas empêché de profiter du voyage. C'est justement là que réside, pour moi, l'une des forces du film : nul besoin de tout connaître pour être happé par cet univers.
Le fond de l'histoire reste relativement simple : Chihiro veut retrouver ses parents et rentrer chez elle. Mais ce n'est pas vraiment cela qui fait toute la force du film. C'est surtout tout ce qui entoure cette histoire. L'univers est beau, magnifique et envoûtant. Chaque personnage possède sa propre personnalité et se révèle fascinant à sa manière. J'ai été embarqué dans cet univers. Je m'y suis cru. J'ai voyagé le temps d'un instant. Et malgré les années, c'est un voyage dans lequel j'ai toujours envie de retourner.
Un film plus sombre et violent, avec un vrai fond et une réelle prise de position. Nature, animaux, guerre et avidité humaine au cœur d'une œuvre portée par une animation enchanteresse et une bande originale sublime.
Résumé
Un Dieu maléfique veut attaquer le village d’Ashitaka. Mais ce dernier décide de le protéger coûte que coûte. Il s’agit d’un sanglier devenu un monstre, possédé par une entité inconnue. Au cours du combat, le bras du jeune homme est touché. À partir de ce moment-là, son destin semble scellé… ou presque.
Cette tache sur son bras est une malédiction qui s’enfoncera jusqu’à l’os et finira par le tuer, tels sont les mots de la chamane du village. Mais Ashitaka l’a accepté : il était prêt à prendre ce risque lorsqu’il a choisi de défendre les siens. Cependant, la chamane découvre un détail étrange dans le corps du Dieu : une pierre noire. Elle semble être la cause de la transformation en créature maléfique. À l’ouest, des événements sombres et mystérieux ont lieu. Peut-être que le destin d’Ashitaka n’est pas encore totalement tracé.
Au péril de sa vie, il décide de s’y rendre. Arrivera-t-il à vaincre ce maléfice ?
Pourquoi le voir ?
Parce que Princesse Mononoké possède, pour moi, tous les bons ingrédients pour être un incontournable. L'animation est fluide et enchanteresse, le film est rythmé et la bande originale est sublime. Ce fut un véritable régal pour les yeux et les oreilles. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et j'ai retrouvé immédiatement cette patte de Miyazaki Hayao que j'aime tant.
Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fond du film et sa prise de position. La cause animale, chère à mon cœur, y occupe une place importante. Déforestation, destruction de la nature, avidité humaine et souffrance animale sont intimement liées. À force de détruire la nature, on détruit tout un écosystème et, à terme, nous sommes également concernés. Voir Miyazaki Hayao aborder ces sujets à travers un film d'animation aussi captivant et riche de sens m'a énormément parlé.
C'est également un Ghibli différent dans sa manière de montrer la guerre et la violence. Là où beaucoup d'autres films du studio gardent une ambiance plus douce et enchanteresse, Princesse Mononoké ne cache pas certaines horreurs. J'avais été très surpris lors de mon visionnage, car je ne m'attendais pas à voir cela dans un Ghibli. Ce contraste, associé à son message, à son univers et à sa bande originale, en fait pour moi une œuvre à part. Même s'il n'est pas à mettre entre toutes les mains, je ne peux que vous le conseiller.
Ces trois films montrent déjà à quel point l'univers du studio Ghibli peut prendre des directions différentes. Le Château ambulant nous emmène dans un monde rempli de magie et de poésie, tout en parlant de guerre, d'amour et d'acceptation de soi. Le Voyage de Chihiro nous plonge dans un univers fantastique inspiré du folklore japonais, peuplé de personnages et de créatures que l'on n'oublie pas facilement. Enfin, Princesse Mononoké se montre plus sombre, plus violent et surtout plus engagé sur la question de la nature et de notre rapport au monde qui nous entoure.
Bien évidemment, trois films ne peuvent pas résumer à eux seuls toute la richesse du studio Ghibli. Il y en aurait beaucoup d'autres à conseiller et chacun aura forcément ses préférences. Mais si je devais aujourd'hui choisir trois films pour donner envie à quelqu'un d'entrer dans cet univers, ce sont ceux-là que je mettrais en avant. Trois films dans lesquels j'ai voyagé, qui m'ont parlé pour des raisons différentes et qui donnent, chacun à leur manière, envie de poursuivre la découverte du studio.